Approches thérapeutiques

Différentes approches

Chaque méthode est choisie et adaptée en fonction des besoins spécifiques de la personne.

Thérapies cognitives et comportementales

Apprendre, désapprendre, réapprendre

Les thérapies cognitives et comportementales (TCC) visent à remplacer les idées négatives et les comportements inadaptés par des pensées et réactions adaptatives. La pratique repose en partie sur l'analyse du problème, la mise à jour des déclencheurs, l'identification des monologues intérieurs et des comportements problématiques. Les objectifs thérapeutiques sont travaillés en séance et par le biais de tâches à domicile.

Pour favoriser pleinement les effets de la TCC et maximiser ses bénéfices, je complète mon accompagnement par différentes approches :

La thérapie des schémas de Jeffrey Young se fonde sur les schémas de pensée, c'est-à-dire des thèmes ou des modèles développés et nourris dès l'enfance et qui sous-tendent nos émotions, nos pensées et comportements. Par exemple : « je me sens à part », « je ne peux pas me débrouiller tout·e seul·e », « ce n'est jamais suffisant », « la catastrophe est imminente » ou « ma vie est un échec ».

La pleine conscience, largement développée par John Kabat-Zinn, nous apprend à réduire la douleur physique ou émotionnelle, notamment par la centration sur l'ici et le maintenant.

La cohérence cardiaque soutient et favorise l'équilibre physiologique, physique, mental et émotionnel vers un recentrage, un ressourcement et un renforcement de chacune de ces dimensions. Globalement, il s'agit d'améliorer l'équilibre émotionnel.

Les approches polyvagales, issues des travaux de Stephen Porges, permettent de comprendre comment notre système nerveux autonome influence nos réactions de stress, de figement ou de connexion sociale. En thérapie, elles offrent des outils concrets pour aider la personne à retrouver un état de sécurité intérieure et à mieux réguler ses réponses émotionnelles.

Thérapie brève centrée compétences

Une différence qui fait la différence

La thérapie brève centrée compétences s'attache beaucoup au langage, aux croyances et aux ressources. Le présupposé est que la personne ignore, ou a oublié, à quel point elle est compétente. Le but est de soutenir la résurgence des capacités de la personne sans en imposer ou en inventer de nouvelles. On s'intéresse ainsi davantage à « ce qui marche quand ça marche » qu'à « ce qui ne marche pas quand ça ne marche pas ».

Enfermée dans une logique où la solution utilisée apparaît comme la seule chose « correcte et rationnelle » à faire, la personne s'efforce de corriger la situation en faisant « davantage de la même chose » (Watzlawick, Weakland et Fisch, 1974). L'intervention vise à provoquer quelque chose de différent de la réponse habituelle, de façon à introduire « une différence qui fait la différence » (Bateson, 1979).

Hypnose ericksonienne

Confiance, curiosité, créativité

L'hypnose offre une voie créative : celle de l'ambiguïté ! Une métaphore, par exemple, pourra parler simultanément de ce qui est « comme » et « pas comme ». C'est un langage entrelacé qui tourne autour du vécu de la personne comme une spirale et qui « provoque un ressenti » au lieu « d'expliquer ». C'est une parole non explicative et qui touche.

L'hypnothérapie vise et utilise l'immense réserve de ressources et de justesse que contient notre corporalité et notre inconscient. Je considère l'hypnose comme une approche simple, naturelle et porteuse d'une écologie à respecter.

« La psyché est quelque chose du corps, dont les organes sont les sens. »

François Roustang

L'hypnose fascine parce qu'elle fonctionne sans que l'on en connaisse précisément le mode opératoire. Elle est manipulatoire au sens noble du terme.

Psychotraumatologie

Une bonne fin à un mauvais film

Un traumatisme psychique prend des sources variées, situées autant dans la petite enfance qu'aux différents âges de la vie. La psychotraumatologie est sans doute l'approche psychothérapeutique dont l'étayage théorique est le plus validé par les patient·e·s eux·elles-mêmes.

Un traumatisme psychique prend des sources variées, autant dans la petite enfance qu'aux différents âges de la vie. Il peut s'agir de négligences ou de maltraitance, d'accidents, de violences sexuelles, de maladies, etc. Ces événements peuvent être vécus à répétition, ou de manière unique comme un coup d'éclair dans un ciel bleu.

Les personnes qui ont vécu des événements traumatisants sont bien là, vivantes, certes souffrantes, mais elles ont survécu. Elles disposent de compétences et de ressources qu'elles ignorent souvent, figées par l'impact du trauma. Le thérapeute va soutenir le processus de résilience, c'est-à-dire accompagner la personne avec respect, humilité et compétence pour favoriser un nouvel équilibre.

EMDR

Désensibilisation et retraitement par mouvements oculaires

L'EMDR a été développé par Francine Shapiro, psychologue, à Palo Alto aux États-Unis, en 1989. Depuis, son évolution a été constante, tant dans l'affinement des protocoles que dans la validation scientifique de son efficacité.

Après un traumatisme psychique, il n'est pas rare que les informations liées au vécu ne puissent être traitées par le cerveau. L'EMDR permet à l'information de quitter le cerveau émotionnel ; elle restructure l'information dans le cortex comme un événement classé qui fait partie du passé.

Les stimulations bilatérales utilisées en EMDR, mouvements oculaires ou tapotements, accélèrent le traitement des informations dans le cerveau. Les symptômes actuels et l'estime de soi s'améliorent progressivement.

Reconnu par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'EMDR est efficace pour les personnes de tous âges et pour différents types de troubles post-traumatiques, anxio-dépressifs, somatoformes et d'autres encore.